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Siège de Paris : Le bombardement devient plus violent. La voûte de Saint-Sulpice est percée par un obus, à trois heures du matin.

Armée de la Loire : Au petit matin, Denis Erard et son compagnon rejoignent leur compagnie, heureux d’avoir pu être moins exposé au froid et à l’abri de la neige et du vent, contrairement aux autres soldats restés sur la route. Les hommes restent là, en armes, prêts à marcher au premier signal. Vers le milieu de la journée, enfin, ils bougent pour rétrograder de quelques km en arrière, au-delà du village de Chassillé. Pendant trois-quarts d’heures, ils vont entendre les bruits de la fusillade et canonnade près de l’endroit où ils ont passé la nuit.

Les mobiles du 75e arrivent à leur tour à Chassillé, par un brouillard intense. Eux aussi entendent le canon gronder au loin. La 3e compagnie du 1er bataillon, sous les ordres du lieutenant de Fougères et déployée dans la soirée en tirailleurs. Ils vont rester là, dans l’obscurité, sans savoir que le reste du régiment s’est replié, le planton apportant les ordres ne les a jamais rejoints. Le lieutenant va réussir à ramener sa compagnie à Joué, au nez et à la barbe des allemands.

Sur la route du Mans à Laval, à Chassillé, combat entre les divisions Barry et Le Bouedec du 16e corps d’une part, et le détachement de poursuite allemand. François Michel Legras, 21 ans, garde mobile de la Mayenne est blessé à la main gauche, par éclat d’obus.

14janvier

Le combat terminé, ils reprennent leur mouvement de retraite et se rapprochent de Joué-en-Charnie. La retraite continue, les hommes sont poussés par les gendarmes d’arrière-garde, eux-mêmes talonnés par l’armée allemande.

A Beaumont-sur-Sarthe, combat d’arrière-garde, entre le 21e corps du général Jaurès et la 22e division allemande. Edmond Benoist, sergent-major aux gardes mobiles de la Mayenne est blessé au bras gauche par coup de feu. Victor François Pétron, 29 ans, natif de Javron, garde mobilisée de la Mayenne, est le fémur droit fracturé par un coup de feu.

Le camp de Conlie, pillé par les mobiles et les mobilisés la veille, est occupé par l’ennemi.

Dans le Loiret, attaque de Briare. L’ennemi se retire sur Ouzouer-sur-Loire et jusqu’à Gien.

Armée de l’Est : les combats commencés la veille à Arcey-Sainte-Marie-Bart, à l’ouest et près de Montbéliard, se poursuivent à Montbéliard même, entre les têtes de colonne du 15e corps sous les ordres du général Martineau et le détachement mixte allemand, du corps de siège de Belfort.

Christine Lescène - Le Blog d'une Généalogiste - 14 janvier 2021