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Siège de Paris : Le bombardement des forts et du plateau d’Avron, par les prussiens continue. C’est toujours un combat d’artillerie. Le temps est identique à celui de la veille. Chez les marins, on compte un tué et dix blessés. Le feu sur les positions d’Avron est très vif : trois marins sont tués, cinq sont blessés, dans l’infanterie de marine, quatorze sont blessés, au 137e de ligne, trois tués, vingt-neuf blessés et sept disparus. Les hommes doivent rester accroupis dans les tranchées remplies de neige et souffrent du froid. De nouveau, à cinq heures, les canons se taisent, laissant place au silence.

avron

Les militaires ont dû quitter leurs baraques et leurs tentes pour s’abriter dans les tranchées, sans qu’aucun vivre ne puisse leur être distribué. L’ordre de départ est donc donné. Les mobiles quittent le plateau et se placent dans les carrières. 80 blessés sont évacués sur Paris par la voie ferrée.

Pendant deux jours, combats de Château-Renault, entre la colonne mobile de Curten et des reconnaissances du Xe corps. La colonne de Curten s’était installée à Neuillé-pont-Pierre, le 27 décembre, reliant par la gauchen les troupes du général Barry. Après ces deux jours de combat, de Curten s’installe à Château-Renault.

A Janville, les seules visites allemandes faites aux blessés, sont celles des chirurgiens venus constater la véracité des blessures. Prévenue à temps par ses « espions », la petite sœur qui veille sur le capitaine de Maricourt et ses compagnons, les arrangent à chaque fois, avant, pour qu’ils aient l’air très malades. Sans cela, ce sera la captivité en Allemagne.

A Péronne, les prussiens ouvrent le feu en visant l’église et l’hôpital, sur lequel flotte le drapeau de Genève.

A Belfort, de nouvelles batteries prussiennes établies en avant de Bavilliers ouvrent le feu sur le Château et Bellevue, le Perches, la Miotte et la Justice.

Christine Lescène - Le Blog d'une Généalogiste - 28 décembre 2020