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A Vendôme, toute la journée, les soldats allemands sont à l’exercice. Les troupes sont en manœuvre, le matériel et les armes sont réparés. La guerre semble loin d’être terminée.

Bitche, la suite. Le capitaine Mondelli arrive à Paris d’où il expédie au colonel Teyssier une lettre que le ministre de la guerre lui a remise. Bitche doit être rattaché au traité mais ce n’est pas encore fait, même si c’est tacite.

Le capitaine Mondelli continue sa tournée de bureau en bureau. Le général Suzanne lui réclame un rapport !!

Le chef de cabinet du ministre par intérim, M. de Clermont-Tonnerre, expédie à Bitche, par la voie allemande, des dépêches recommandant une suspension immédiate des hostilités. Mais cela passe encore par les allemands. Nul doute que le commandant Teyssier ne va pas en tenir compte.

A Saint-Genest, les deux régiments de mobiles, 33e et 75e se mettent aux travaux de terrassement pour la défense de Châtellerault. L’armée française n’est pas prête à baisser ses armes et à renoncer au combat.

Les deux bataillons du Loir-et-Cher cantonnent dans le village. Celui du Maine-et-Loire est réparti dans les fermes.

22février

A huit heures du matin, c’est l’appel, puis, chaque jour, les hommes font deux heures d’exercices militaires et les travaux de défense, jusqu’au soir. Les hommes sont dans l’ignorance de ce qui se passe à Bordeaux et Paris. Les mobiles vont s’engluer pendant trois semaines dans cette ambiance de caserne à la fois routinière et sur le chemin de la guerre.

A Mayence, en captivité, Jacques Marie Pirion, trente-cinq ans, des Côtes-d’Armor, sergent au 2e régiment de Voltigeurs, décède de pneumonie, près d’un mois d’hospitalisation.

Christine Lescène - Le Blog d'une généalogiste - 22 février 2021